Mélissa

Petite, je m’amusais à trier les Smarties par groupe de couleur pour voir si certaines couleurs étaient moins fréquentes que les autres. En primaire, j’avais prévu que, plus tard, je travaillerai dans un magasin de bonbons. Mais en fait, les bonbons ne sont qu’une excuse pour faire des algorithmes et des maths! J’ai donc changé mes plans. Maintenant, je suis chercheuse en cryptologie, je vois toujours des algorithmes partout et je préfère les M&Ms (triés, bien sûr).

Inas

Dès le primaire, j'ai vu les problèmes mathématiques comme des jeux, des défis à relever et je prends donc plaisir à les résoudre. Je pratiquais beaucoup en dehors des cours à travers les problèmes qu'on peut trouver dans la fin des chapitres du livre scolaire. J'ai participé aux olympiades nationales et aux concours généraux de mathématiques une fois au lycée. L'expérience de la compétition a d'autant plus alimenté ma passion envers les mathématiques. En prenant l'option maths au lycée, j'ai approfondi mes connaissances en physique et j'ai beaucoup apprécié la modélisation des problèmes physiques du quotidien par des équations mathématiques. Cela me donnait l'impression d'avoir le contrôle sur ce qui m'entoure. J'étais donc sûre que je voulais faire des mathématiques appliquées à l'université. J'ai donc suivi une licence 1 en tronc commun maths physique chimie et informatique. C'est là que j'ai découvert la relation forte qu'il y a entre les mathématiques et l'informatique et la satisfaction de trouver des solutions concrètes pour résoudre des problèmes.

Je suis actuellement étudiante en master Systèmes et Applications Répartis à Sorbonne Université et je souhaite devenir architecte Big Data. Big data c'est quoi ? Ce sont les données massives qui sont générées par les différentes applications qu'on utilise au quotidien. Elles ne tiennent pas sur une seule machine, elles doivent donc être réparties sur plusieurs machines. Je travaillerai donc à trouver des solutions pour optimiser le stockage, l'accès et la gestion de ces données.

C'est un plaisir pour moi de transmettre mes connaissances à travers les workshops de coding sisters et de répondre aux questions que les participantes peuvent se poser sur les parcours et débouchées qu'offre l'informatique.

Chloé

J’ai découvert la cryptologie au lycée grâce à la lecture d’un livre suggéré par un professeur de mathématiques (le « Cryptonomicon » de Neal Stephenson). J’aime ce domaine parce que l’on peut souhaiter attaquer tout autant que protéger des systèmes informatiques complexes. Aujourd’hui je suis chercheuse et mon sujet de thèse porte sur la protection de la vie privée. A l’heure de l’hyper-connectivité et alors que les fuites de données personnelles se multiplient partout dans le monde, il est important de trouver des solutions qui assurent la sécurité des données de tous les utilisateurs.

Pour moi, une chercheuse doit innover dans son domaine de recherche mais aussi et surtout transmettre ses connaissances. C’est pourquoi, en parallèle de ma thèse, je participe au projet Coding Sisters.

Anca

Je suis mathématicienne de formation, mais j’ai toujours eu une fascination pour les histoires d’espionnage, les codes secrets, et les enjeux de la protection de la vie privée. 
Donc plus tard, j’ai pris la voie de la recherche et j'ai soutenu en 2019 un doctorat à l’École Normale Supérieure en Cryptographie, une discipline à l’intersection des maths et de l'info.

La Cryptographie c’est quoi? Avant, pour communiquer un secret à une amie c’était si simple: écrire une lettre, la signer, bien la sceller dans une enveloppe, coller le timbre et faire confiance au facteur. 
De nos jours, avec le développement des nouvelles technologies, l’acheminement des données est plus compliqué à comprendre et les besoins en sécurité ont beaucoup évolué. Le numérique a modifié la façon de percevoir l’information, les échanges entre les gens, nos activités, maintenant tout se passe sur Internet!C’est la cryptographie qui étudie et propose des solutions pour sécuriser ce monde numérique.

Je suis chercheuse en cryptographie et je m’intéresse au fonctionnement de l’Internet, au stockage et au partage de fichiers. Je cherche des nouvelles méthodes pour garantir que tout se passe comme prévu sans devoir faire confiance au facteur, à Google... mais qu’à la science!

Amira

Je suis bioinformaticienne. Mon travail consiste à étudier l'ADN des êtres vivants. Je peux être comparée au scientifique dans les séries policières qui apporte argument imparable de l'ADN pour incriminer l'accusé, sauf que, dans mon travail quotidien, j'apporte souvent les arguments pour incriminer des cellules, un gène ou comprendre un phénomène biologique, tout ça en grande partie grâce à la programmation ! Je fais partie de ce projet de tutorat pour partager mes connaissances et accompagner au mieux dans la découverte de la programmation.

France

Au lycée, je n'y connaissais rien en informatique ! Pour moi, ça concernait des mecs de ma classe, qui passait leur pauses dans la salle informatique au lieu de traîner avec nous et de se défouler en jouant au basket. Y an a même un qui nous expliquait d'un air pédant ce que c'était un "al-go-ri-thmeeeeuh". Bref, très peu pour moi !

Mais avec les années, et surtout la pratique (j'ai commencé quelques cours en classes préparatoires et à l'ENS), j'ai vraiment commencé à apprécier la programmation ;) Trouver des solutions logiques à des problèmes, automatiser des processus, et aussi lors de mes premiers stages en laboratoire de biologie, analyser mes résultats. J'ai entrevu les grandes possibilités de ces outils et j'en ai fait petit à petit ma matière principale : de la biologie, à la bioinformatique et à l'apprentissage machine. Aujourd'hui, je suis très contente de coder tous les jours dans mon métier. Aucun regret !

Tiphaine

Sans arrêt apprendre de nouvelles choses, voir l'admiration dans le regard des autres, se sentir tout les jours plus forte et compétente, se poser des challenges et les relever, mais aussi, blaguer avec les geeks et pester ensemble sur ce code de ***** qui ne fonctionne pas (%£$$#@!!!!): voilà ce que j'aime dans mon métier.

J'ai commencé à coder dans mes études postbac. Bien que j'aimais ça, j'avais peur de ne pas être à la hauteur, je tapais à deux doigts et avec une lenteur infinie sur mon clavier. Aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir persévéré. Après une thèse en intelligence artificielle, je travaille dans une petite entreprise qui recherche des médicaments pour des maladies génétiques musculaires. J'analyse les images de cellules traitées avec des thérapies qui seront peut-être les médicaments de demain. Et, surtout, je code à 10 doigts...